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20.11.2011

Pour éliminer véritablement les problèmes lorsque vous donnez la leçon à votre cheval

( Depuis ma dernière intervention sur ce blog, trois de mes vieux et très vieux chevaux ont quitté le plan terrestre et sont partis l 'un après l 'autre, en un peu moins de deux mois, galoper en toute liberté dans les prairies célestes ! Ils ont, sans doute, trouvé une légèreté plus grande encore pour leurs évolutions futures … ! )
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Pour éliminer véritablement les problèmes lorsque vous donnez la leçon à votre cheval : (suite)

Nous avons dit, la dernière fois en conclusion, qu'il serait souhaitable que le cheval oublie que vos mains peuvent être autoritaires !

Tact de la main: « Il n'y a pas de bonne main, il n'y a pas de mauvaise main. Il y a la main qui sait, il y a la main qui ne sait pas. » (Beudant)
Il faut donc que votre main « apprenne » avant de vouloir obtenir et je vous assure que c'est tout un programme !

Je vous propose, tout d'abord, de méditer longuement sur les termes de la proposition suivante :

« la main doit agir rapidement avec une intensité au moins égale à la résistance du cheval à la condition expresse de cesser complètement d'agir à la fraction de seconde où elle a obtenu satisfaction »

Ou sur celle-ci :
« Il ne faut pas essayer de contraindre mais de convaincre, c'est à dire de faire comprendre et de laisser faire. » (René Bacharach, 1986)
Ou comme le dit Bartabas : « il ne faut rien imposer à un cheval, on ne peut que lui proposer ! »

Ou encore :
« Désengagement systématique des aides aussitôt après l’obéissance.
Les aides doivent: créer, restaurer, transformer, elles ne doivent jamais maintenir quelque situation que ce soit ! » (Jean Claude RACINET)

« Il faut relâcher avant que le mouvement ne se déclenche. Demander et laisser faire. Le laisser utiliser sa propre réflexion et son propre corps.
Aider le cheval à trouver lui-même la solution. » (Tom Dorrance (True Unity))

Ce dernier commentaire dit bien, expressément, et c'est là que je souhaitais vous amener, que le geste de votre main, quel qu’il soit, (en rêne d'ouverture s'adressant à la tête ou en rêne d'appui s'adressant aux épaules) , ne peut être qu'une proposition demandant un changement d'attitude et de direction et qu'il doit cesser d'exister, d'agir, pour obtenir le résultat souhaité.

Je voudrais tant vous amener à approfondir et à résoudre ce problème de l'action mal contrôlée de vos mains. Ce que je vois sur vos photographies ou vos vidéos et ce que je constate ici dans mon manège de la part de cavaliers pourtant bien convaincus de la nécessité de monter en légèreté me laisse perplexe et j'avoue, un peu déçu !

Quand vous sentez la moindre incompréhension chez votre cheval et, surtout, lorsque vous vous surprenez à utiliser de la force pour obtenir quelque chose, il faut rentrer votre cheval au boxe sans insister et vous replonger dans la lecture des grands écuyers du siècle passé comme ci-dessus.

Rien n´est acquis sauf la réflexion pour vous demander , après une séance de travail : ai-je été juste?

11.09.2011

Pour éliminer véritablement les problèmes lorsque vous donnez la leçon à votre cheval : (suite)

Pour éliminer véritablement les problèmes lorsque vous donnez la leçon à votre cheval : (suite)

Nous avons dit que ce qui échappe à notre sens de la nécessité du moment est le plus important et il faudrait justement ne pas l'oublier !

Dans cet esprit, nous allons nous appesantir aujourd'hui sur ce que l'on considère facilement comme un petit détail et qui a pourtant une énorme importance dans :
1° la recherche de l'équilibre droite-gauche
2° l'apprentissage qu'il est nécessaire de donner au cheval quant à l'accord avec les demandes de son cavalier.

Je veux parler ici du passage des coins dans le manège.
Par conséquent, comme la dernière fois, nous allons nous astreindre à comprendre puis à résoudre uniquement ce problème aujourd'hui.

Base de départ : Monsieur Oliveira disait, et redisait : « Un manège c'est avant tout 4 coins (c'est par hasard qu'il y a des murs entre les coins) et chaque passage de coin est un petit morceau d'épaule en dedans ».
Donc il faut d'abord s'obliger à le passer ce coin (au plus près des murs), puis à ne pas le considérer comme une volte, ni laisser le cheval se débrouiller comme il l'entend.
Pour s'obliger, et, par suite, obliger le cheval, il faut et il suffit de faire, presque jusqu'à la dernière foulée, comme si on allait traverser le mur en maintenant le cheval bien droit d 'épaules et de hanches par le jeu du pli et contre-pli (attention à obtenir ça sans la moindre force car le cheval doit rester totalement décontracté. Ce qui veut dire : pas plus de rêne intérieure qui contraint que de rêne extérieure qui tire vers le mur !)
Le petit morceau d 'épaule en dedans est négocié dans, et uniquement dans les 2 foulée suivantes que le cheval doit faire, de lui même, pour tourner ce coin c'est à dire par rotation du buste et déplacement des épaules du cheval vers l'intérieur (de la quantité juste nécessaire) exclusivement par les aides extérieures si possible.
Aussitôt après (3ème foulée qui est déjà le long du côté suivant) pli et contre-pli pour remettre parfaitement droit.

Au premier coin, vous allez patauger un peu. Au 2ème ce sera déjà plus clair. Au 3ème....
Il y en a 4 et de nouveau 4 au tour suivant !

Très vite votre cheval aura compris que c'est cet équilibre-là qu'il est possible de conserver et qu'il n'est plus question (simple problème mécanique) de laisser tomber la hanche intérieure vers le dedans.

Ensuite, comme la dernière fois, rênes longues et promenade en dehors du manège.

Si vous ne possédez qu'une carrière pour travailler, je vous conseille vivement d'en réduire les dimensions au moyen de quelques piquets amovibles et quelques rubans pour réaliser une aire de travail mesurant au grand maximum 15 mètres sur 30 afin de fournir à votre cheval - et peut-être à vous même - des repères lui apprenant à ne pas aller tout à fait où il veux, et particulièrement à aller naturellement d'un coin à l'autre !

Le lendemain même travail avec plus de décontraction encore suivi de la même promenade relaxante.

Je vous prie de bien vouloir convenir avec moi de cette évidence : lorsque le coin se passera vraiment comme un petit morceau d'épaule en dedans (pas comme quelque chose d'un peu bâclé qui y ressemblerait de loin) il suffira de ne rien changer dans les aides pour continuer, le plus facilement du monde, cette épaule en dedans le long du mur du manège (grand ou petit côté).
Néanmoins n'innovez pas tant que vous n'êtes pas certain de la confirmation du résultat.
Essayez alors, précautionneusement pour voir où vous en êtes tous les deux...

En rentrant dans son boxe, le cheval va méditer. Cette méditation sera profitable pour son évolution si l'action de vos mains n'y joue aucun rôle ! S'il a oublié complètement, avec satisfaction, qu'anciennement elles existaient et étaient très autoritaires !

23.07.2011

Pour éliminer les problèmes lorsque vous donnez la leçon à votre cheval :

Pour éliminer les problèmes lorsque vous donnez la leçon à votre cheval :
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Quelques réflexions importantes me viennent lorsque je regarde quelqu'un monter ici, dans mon manège. Il est impératif que je vous en fasse part, les « défauts » étant sensiblement les mêmes pour tous, car les « pièges » sont quasiment universels. La recherche de ce qui est important à
un instant donné
échappe lorsqu'il faut faire face à un tas de petits détails qui mobilisent toute l'attention !

Ce qui échappe à votre sens de la nécessité du moment est le plus important et il faudrait justement ne pas l'oublier !
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Je pense ne pas avoir suffisamment insisté sur l'obligation que nous avons de complètement « séparer la force et le mouvement » pour ne pas mélanger tous les problèmes qui ne peuvent que s'enchaîner et s'ajouter, très vite, les uns aux autres.
Notre conception de ce qu'il faut faire ou ne pas faire devient alors très confuse dans notre esprit et nos réflexes (et de plus en plus confus dans l'esprit du cheval)

Je souhaite donc que nous soyons bien d'accord sur la manière de procéder suivante :
Vous prenez comme base de travail aujourd'hui la correction d'un petit détail qui vous gâche constamment votre plaisir (ou, tout au moins, qui le devrait si vous êtes attentif), vous relisez au besoin dans ce blog ce qu'il en est dit, puis vous montez avec la ferme intention de passer le premier quart d'heure ou la première demi-heure à ne vous préoccuper, strictement, que de cela afin d'amener votre cheval à comprendre en acceptant l'idée que ce n'est pas si difficile pour lui qu'il le pensait !

La réussite est conditionnée par votre calme, votre décontraction et votre « obstination » sans aucune impatience.
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Prenons, si vous le voulez bien, quelques exemples :

1° – Votre monture baisse un peu la tête dès le premier pas....oh il ne vous arrache pas les rênes mais il profite de leur demi-tension pour se relâcher un peu. Surtout ne vous dites pas : « ça va encore », ni « je pense que c'est suffisant » mais remontez le doucement mais fermement puis pratiquer instantanément l'arrêt par les jambes. Gardez le immobile en maintenant un léger contact de ces jambes mais, surtout, les mains au repos (sous aucun prétexte il ne faut vous battre avec le poids de sa tête ou de son encolure, et vous devez vous contenter, si nécessaire, de le remonter à nouveau doucement, les rênes volontairement molles et demi-tendues) .
Votre esprit aussi doit être au repos pour n'avoir envie de redemander un pas que lorsque vous sentez disparaître toute vibration dans votre monture.
Alors vous recommencez la même séquence (exactement la même, sans aucune innovation) et autant de fois que nécessaire.
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Lorsqu'après avoir constaté un progrès, même léger, vous pensez que votre cheval doit être détendu (et, peut-être vous aussi!) alors partez rênes longues faire une petite promenade à l'extérieur (en vous interdisant de demander quoi que ce soit)

Le cheval, rentré dans son boxe pour la nuit va méditer, et demain vous pourrez recommencer à demander les mêmes choses qu'aujourd'hui, c'est à dire le maintien de la parfaite légèreté du bout de devant et l’obéissance aux jambes à l'arrêt suivis, une demi heure après, par une petite promenade rênes longues.
N'innovez pas tant que vous n'êtes pas certain de la confirmation du résultat.
Essayez alors, précautionneusement, quelque chose pour voir où vous en êtes tous les deux...
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Cette monte en légèreté est comme un violon que l'on aurait mis entre vos mains : ce n'est pas le tout d'essayer de frotter l'archet sur quelques cordes pour en tirer des sons, il faut, tout d'abord, que l'instrument soit parfaitement accordé !

Si vous le voulez bien, nous prendrons un autre exemple de recherche d'accord la prochaine fois.